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Ontinyente c'est le nom du village de notre colloc' Jorge. Situé en plein arrière pays valencien, ce village est donc privé de tilde vu que le ñ valencien et catalan se trouve être un ny.
Sortis le samedi matin de bonne heure pour prendre le train, nous arrivons à la ville vers 11h. Nous déposons nos affaires dans le palais de Jorge et nous partons en promenade. Palais insoupçonné depuis la rue mais énorme une fois passé le palier. 4 étages, 3 terrasses, moult chambres et salles de bain, une salle de ping pong au dernier étage, une salle multimédia avec home cinéma, un grand salon, 2 cuisines, l'atelier de couture de la mère de Jorge au rez de chaussée qui se trouve être son lieu de travail avec ses salariés, et j'en passe. Direction les caves des Maures.
Les 30 fenêtres creusées dans la roche calcaire (derrière nous
sur la photo en tout petit...) sont d'anciens greniers de Maures qui aujourd'hui communiquent par des trous dans les parois, plafonds et planchers et donc de plus ou moins difficile accès... et
bien nous les avons toutes faites!
L'occasion rêvée pour Jorge de prouver ses talents de spidermanisme (discipline très pratiquée en communauté valencienne) et pour tout le monde de passer un moment très divertissant et original! On n'a pas si souvent l'occasion de jouer aux spéléologues et de surpasser sa claustrophobie.
Après nous être promenés dans la nature, nous arrivons à 14h00 flatulante pour déjeuner.
La table dressée et remplie d'amuse-gueules ravit nos papilles, fin prètes pour passer à la fideua. Il s'agit d'une paella subsitutant le riz par de petites pâtes style macaronis. Le hic dans l'histoire est que Jorge n'ayant pas prévenu ses parents de la présence d'un végétarien à la tablée, la fideua au poisson et fruits de mers baignant littéralement dans son jus de poisson. C'est par politesse et à grosse dose d'alioli que je suis parvenu a avaler la moitié de mon assiette en me demandant si j'allais vomir... Même Sarah se trouvait relativement écoeurée par l'abondance de jus de poissons. Après coup j'ai pu me refaire une santé sur la coupe glacée aux fruits rouges, l'énorme gâteau au chocolat fait maison et les fruits d'hors saison de la corbeille à fruits garnie comme celle d'un tableau de nature morte. Pour ne pas exploser tout de suite nous avons commencé par faire nos loques au soleil sur la terrasse quelques heures avant de partir pour un bar où nous attendaient les amis de Jorge pour voir... un match de foot? Nann... 2 Matches de foot en même temps dans le même bar... D'une part Barcelone-Seville de l'autre Real Madrid-Bilbao si je me souviens bien. L'enjeu pour Jorge étant que le Real gagne et que le Barça ne gagne pas... Manque de bol le Barça était très en forme ce soir là et a gagné 3-2 contre le FC Séville grâce à un pénalty injustifié! Vous vous en fichez autant que moi, c'est juste pour pouvoir vous dépeindre plus facilement la tronche de Jorge le lendemain matin en regardant le pénalty sur internet... Et non, nous ne l'avons même pas vu parce qu'on a été chercher des pizzas a la mi-temps et qu'on les a mangées dans l'appartement de ses potes où la télévision ne diffusait que le match de Valence dont tout le monde se fichait au final...
Heureusement que le lendemain Jorge avait d'autres plans pour nous pour se changer les idées... Nous faire monter à un des nombreux clochers de la ville, mais celui-ci étant le plus grand de la communauté!
Après avoir vu autant de cloches que de marches et une magnifique vue sur la ville nous avons parcouru les rues colorées d'Ontinyente avant de rentrer une nouvelle fois à 14h flageolante pour nous remplir une nouvelle fois la panse... Mais pas de fruits de mer cette fois ci! Après les amuse-gueules, le plat était le même, mais cette fois-ci rempli de la traditionnelle paella avec du riz, des légumes et du poulet (plus facile à enlever que le jus de poisson...). Un régal! Une fois de plus repus nous investissons la terrasse jusqu'à ce que la pluie nous réveille. Après quelques parties de ping pong, nous reprenons le chemin de la capitale à bord cette fois ci de la twingo bordeau de Jorge.
Le soir plus personne n'avait faim, mais la mère de Jorge avait tout de même prévu le diner à base d'empanadillas et de tarte très consistante... qui sera finalement mangé sur plusieurs jours pendant la semaine... On n'est pas des sauvages quand même!
P.D (post data, ici les PD ont remplacés le PS depuis la légalisation du mariage homosexuel) culinairement parlant j'ai d'avantage préfèré la soirée tartiflette à laquelle nous a invités le collègue Savoyard de Sarah, Brice, suite à la visite de sa mère. La maman attentionnée avait pris soin de ramener à son ptit grimpeur du reblochon jusqu'à plus faim! Et un reblochon ça se partage! Pour l'anecdote, il nous a raconté sa théorie de l'origine du nom reblochon: A l'époque féodale, les paysans, forcés de donner une part importante de leurs récoltes et productions laitières aux seigneurs, ne trayaient pas leurs vaches complètement avant qu'on ne vienne requisitionner leur lait. Une fois les hommes du seigneur partis, les paysans retrayaient les vaches. En patois traire se disant blochonner, le reblochon est le produit de la seconde traite. En effet, le reblochon n'ayant besoin que d'une semaine pour être comestible (a condition de le retourner tous les jours) il permettait de remédier rapidement à la faim qui était courante en ces temps obscurs.
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Révisions... Arrrg...
c'est l'indigestion virtuelle de paellas?
en tout cas merci aux acteurs de ce blog de nous avoir fait voyager chez les Ibères alors que nous "hibernions" dans nos contrées-nord
lors de ce dernier long hiver!